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L'enfant dans sa prime enfance a besoin d'être regardé avec attention, écouté, touché, qu'on lui parle, (strokes) d'être encouragé et reconnu dans ses particularités. Quand les yeux de l'enfant rencontrent le regard de sa mère ou de son père, il est radieux ! ...
Il écoute la voix de sa mère, c'est un ravissement ... Mais un manque de reconnaissance, un amour insuffisant, crée un manque à combler et prépare le terrain à la Dépendance. Peut-être, lorsque vous étiez enfant, avez-vous manqué d'attention. Peut être vos parents avaient ils manqué eux mêmes de reconnaissance et se servaient-ils de vous pour l'obtenir. Il fallait les satisfaire. Et peut-être enfant, pour tenter d'obtenir un peu plus d'attention (être regardé, écouté, touché, et que l'on vous parle), vous vous êtes lentement conditionné à plaire à tout prix et à satisfaire vos parents, maîtres et professeurs afin de combler leurs besoins d'attention et de soulager leurs souffrances. Ils avaient besoin de vous pour se sentir importants. En prenant l'habitude de plaire, vous lutiez contre la crainte d'être abandonnés...
Par le manque d'attention dont vous avez été victime, on vous a inoculé une drogue mentale que sont les besoins excessifs d'être appréciés et approuvés avec ses dérivés ou autres poisons que sont les besoins de réussite sociale de prestige et de pouvoir. Etes vous encore avide de reconnaissance ? Lorsque votre partenaire est tombé(e) amoureux(se) il vous a apporté toute cette attention dont vous étiez inconsciemment assoiffé(e); mais pour combien de temps ? Allez-vous rechercher avidement le sentiment de toute puissance que vous apporte la fusion avec l'être désiré, ou bien allez-vous accepté les limites de la relation ? Dans la Dépendance, on en vient à compter excessivement sur une personne déterminée pour assurer notre bonheur. Le bonheur d'être reconnu, apprécié. Cette dépendance produira souvent l'attente inconsciente du Prince Charmant.
L'attachement = avoir trop besoin de l'autre pour se sentir exister...
L'attachement n'est pas l'amour, l'attachement conduit à la dépendance ( et à la souffrance, parce qu'un jour ou l'autre la personne à laquelle on est attaché vient à nous manquer ou à nous frustrer. La frustration est d'autant plus grande que l'attente est excessive...) Remarquons que l'on est d'autant plus attaché à ses parents dans l'amour, la haine ou la souffrance; ou attaché à son amoureux(se) que l'on a été for mal aimé(e) ! L'amour, lui, en aucun cas ne peut conduire à la dépendance et à la souffrance.
L'amour est
un état d'être fait de joie... Par contre, l'attachement est un état qui
engendre des sentiments pénibles d'inquiétude et de manque. Si vous aimez
vraiment, et si votre partenaire vous aime vraiment, rappelez-vous : l'Amour attire
l'Amour. Mais pour aimer
il faut avoir reçu suffisamment d'attention et d'encouragement (de
strokes). On en est d'autant moins dépendants que l'on est
rassasié(e) !
Nous sommes faits pour donner et recevoir ; refuser et demander = (les 4 fonctions relationnelles de base) (le carré magique). Si vous ne recevez pas assez votre relation ne marche pas ! Il y a plusieurs hypothèses possibles : Par exemple : 1/ Peut être êtes vous
avec une personne qui vous convient mais vous n'aimez
pas d'une bonne façon (aimer ce n'est pas toujours tout accepter...) En tout état de cause l'amour
n'est pas suffisant pour qu'une relation marche bien.
Rappelez-vous : Autrefois dans le passé, la plupart des gens acceptaient de rester Accrochés à une relation morte pendant leur vie entière parce qu'elle leur apportait la stabilité matérielle et affective, la sécurité. Mais de plus en plus de personnes recherchent une relation qui leur donne plus de joie de vivre, d'entente, de dialogue... a) Si une relation vous fait souffrir, c'est
peut-être parce que vous avez tendance à
rechercher les situations
émotionnelles vécues dans l'enfance (que celles ci
soient positives ou négatives) c'est le syndrome de
répétition b) D'autre part, si inconsciemment vous voulez encore guérir à tout prix vos parents ; vous attirez des partenaires qui ont besoin d'être guéris ; vous voulez les sauver à tout prix et vous vous rendez malheureuses ! c) Si vous avez peur d'être envahie et de perdre votre autonomie vous aurez aussi peur d'une grande intimité relationnelle et surtout peur de l'engagement = vous aurez tendance à attirer des partenaires qui ne peuvent pas s'engager ou qui ne vous plaisent pas vraiment, ou qui sont déjà engagés ailleurs... Mais surtout : N'oubliez pas !
Et même lorsque vous aimez quelqu'un, apprendre à dire "Non" à ce qui ne vous convient pas est indispensable ! (Il ne s'agit pas de ne plus rien donner, mais de donner quand le coeur y est) Quelques pièges à éviter : Six mauvaises raisons d'entrer en relation (il y en a d'autres)
Etes vous ? dans une position de sauveur ou de victime ? (Triangle de Karpmann)
Rappelez-vous :
Peut être vous ne vous faites pas suffisamment confiance pour une nouvelle relation, peut être vous avez besoin de vous faire encourager pour cela. Un psychothérapeute, s'il est compétent, peut le faire. C'est un "Coach" il trouvera les mots pour vous donner confiance. Peut-être redoutez-vous par dessus tout la solitude ?
Organisez-vous de temps en temps une sortie en solitaire car tant que vous attendrez que l'énergie d'entreprendre vous vienne d'un autre, vous serez emprisonné dans des luttes de pouvoir.
Traitez vous comme le prince et la princesse que vous êtes ; dorlotez vous prenez soin de vous et si besoin déchargez vous de vos émotions négatives (dans le cabinet d'un thérapeute). Souriez vous à vous mêmes sans raison. Se sourrir à soi-même c'est comme un bain d'amour. Mettez de l'ordre dans vos placards ; redécorez votre maison. Apprenez un art nouveau, une technique nouvelle. Rappelez-vous : trop souvent l'on à tendance à démarrer une relation avec l'angoisse du futur.
En essayant d'étiqueter
trop vite et de contrôler nos relations nous les sabotons... Parfois
nous sommes conditionnés par un besoin de sécurité trop intense qui
nous fait nous interroger un peu trop vite : on se demande "est-ce
le bon" ? Parfois conditionné(e)s par les imprécations
stressantes de parents trop soucieux de vouloir "caser" au plus
vite leur progéniture. Pourquoi ne pas laisser la relation évoluer et bien vivre aujourd'hui en se préoccupant moins de demain !
Autre point important : Dans toute relation vous pouvez demander et redemander et même demander tout ce que vous voulez du moment que vous n'exigez rien ! Libre à l'autre de répondre à votre demande, mais demander c'est se respecter... Demander c'est prendre soin de soi. C'est formuler
ses demandes. Etre clair. Le partenaire est libre de répondre. Plus on
demande d'Amour, plus on en obtient, mais peut-être pas de celui auquel
on s'attendait... Mais pour
demander il est important de reconnaître ses besoins, ses émotions. Et surtout :
Pour cela peut être vous faut-il mieux découvrir ce que vous voulez vraiment, ce qui compte vraiment pour vous...
"Qu'est-ce qui compte vraiment pour vous?" On peut dire avec humour : vivez votre vie comme si c'était vraiment la vôtre = n'essayez pas de vous conformer à un modèle (celui de la copine, des média, ou des parents...)
Ne le découragez pas...........!
Analyse du
Complexe de Dépendance Pour éviter d’avoir à ressentir des sentiments
déplaisants, de trahison, de rancune et de tristesse on va chercher les
raisons qui auraient pu pousser l’être aimé à agir comme il le fait. Et bien entendu ce sont des questions sans réponse
qui viennent alimenter le mal être. « Mais pourquoi donc a-t-il changé ? » Il faudrait assumer
la peine puis la colère et dépasser par étapes le manque de confiance en soi
reconnaître l’existence de la blessure. Une deuxième étape sera de croire en
la possibilité d’une cicatrisation.
Un obstacle à un tel
cheminement sera de vouloir présenter une bonne image de soi qui va pousser
la personne à jouer le rôle de l’enfant adapté qui pour bien se conduire
dissimule ses affects à l’entourage puis se les dissimule à lui-même.
Ainsi s’élabore un faux self dépressif qui l’aide à se protéger de
nouvelles blessures et à exorciser les sentiments de rejet et la déception.
La dépression devient la conséquence d’un deuil non résolu. A force de s’être immobilisé dans la passivité. On
entretient l’incapacité à contrôler la situation, ce qui équivaudrait à
prendre la place des parents et à quitter son statut d’enfant. La difficulté
est de se jeter à l’eau. Une fois que la relation est établie les dépendants
peinent à se séparer même
lorsque la relation est insatisfaisante voire même douloureuse. Comment être autonome indépendant adulte si on reste
scotché dans la recherche d’un lien fort quasi fusionnel.
Le traumatisme
originel est l’abandon. Le déni de cette perte, l’évitement conduit à la
névrose. L’enfant intérieur souffre.
Notre problème
ne vient pas tant du fait que quand nous étions enfants nos besoins n’ont
pas été suffisamment comblés, mais que nous n’en ayons toujours pas fait le
deuil en tant qu’adultes. L’étape libératrice fondamentale sera celle qui
permettra de surmonter les sentiments d’impuissance et de désespoir jusqu’à
prendre la responsabilité de soi même. Un adulte n’a pas besoin d’une autre personne pour
survivre. Il faut abandonner l’idée que les autres combleront
nos besoins.
Vous pouvez aussi faire un travail d'évolution pour améliorer vos relations affectives en participant à l'atelier "Paroles de Femmes" ou en prenant contact pour un premier entretien individuel.
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